Quand le diable sortit de la salle de bain de Sophie Divry | Entre nous … et les autres !

Quand le diable sortit de la salle de bain de Sophie Divry

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Dans le cadre de ses études, ma fille doit lire tous les livres de Sophie Divry. Alors, allons-y ! J’ai commencé avec Quand le diable sortit de la salle de bain.

C’est l’histoire de Sophie, trentenaire, chômeuse en fin de droit vivant à Lyon.

 

 

 

 

 

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Sophie Divry traite le sujet avec une maîtrise parfaite des mots. C’est contemporain, sans concession avec une pointe d’humour. C’est très bien.

Sophie Divry, 38 ans, est un écrivain qui vit à Lyon. Son premier roman, La cote 400 a été traduit en 5 langues. Je vous en causerai deux mots prochainement !

Le traditionnel extrait :

« Pendant une certaine période de ma vie, j’ai vu mon revenu divisé par trois et mon appartement passer de quatre-vingts à douze mètres carrés. Pour des raisons que nous verrons plus tard, je n’étais pas malheureuse, mais j’étais pauvre. Or, un matin d’avril, alors que je rentrais de la bibliothèque, une facture de régularisation d’EDF m’attendait dans ma boîte aux lettres. Ces salopards me demandaient 260 euros. Mon compte en banque en contenait 300. En tremblant, je remplis le chèque, le signai, le postai. Puis je me dis qu’il fallait vraiment que je trouve du travail.
Alors je fis ce que tout le monde aurait fait à ma place : j’allumai mon ordinateur.
Sur le site pole-emploi.fr, je tapai mon identifiant, mon code secret et mon code postal pour parvenir sur mon espace personnel de chômeuse longue durée. Là, je lançai une recherche multicritères, en commençant par « Ã©crivain public », « journaliste », puis « professeur », cela donna entre zéro et six résultats, aucun sur Lyon, ni sans la mention « Permis B obligatoire » ; mes yeux se brouillaient ; j’élargis ma recherche : « responsable communication », « surveillant d’internat », « secrétaire », « détective privé » … je n’arrivais plus à lire tant le stress serrait mon ventre, car pendant que le site moulinait pour sortir d’improbables offres, mon cerveau refaisait sans cesse la soustraction : 300 – 260 = 40. »

 

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